L'origine des variations spatio-temporelles de la composition géochimique des eaux de sources du bassin versant du Strengbach décryptée

06 février 2018

L'Observatoire hydro-géochimique de l'environnement (OHGE) de l'EOST recueille depuis plus de 30 ans sur le bassin versant du Strengbach, dans les Vosges, des données hydrogéochimiques qui sont mise à la disposition de la communauté scientifique et de toute personne intéressée.

Une équipe de chercheurs du LHyGeS et du BRGM a pu expliquer, à l'aide d'une modélisation et de ces 30 ans de données hydrogéochimiques, l'origine des variations spatio-temporelles de la composition géochimique des eaux de sources du bassin versant du Strengbach.

Ce travail très original a permis de décrypter la nature des processus d'altération actifs au sein du bassin versant ainsi que leurs sensibilités aux modifications environnementales. Il illustre également, s'il le fallait, l'importance des suivis environnementaux pluri-décennaux pour comprendre les mécanismes fins qui régissent la réponse des surfaces continentales aux forçages externes (climatiques, anthropiques…).

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Illustration de la stratégie de modélisation employée dans l'étude des variations spatio-temporelles de la composition géochimique des eaux du Strengbach

Illustration de la stratégie de modélisation employée dans cette étude. Les résultats montrent que l'évolution des concentrations en Ca2+ des eaux de sources est une répercussion des variations géochimiques de surface enregistrées dans les solutions de sol percolant à travers le substratum du bassin versant, notamment en lien avec l'augmentation observée du pH et la diminution des concentration en Ca depuis la fin des années 1990. Ces variations modifient significativement la vitesse de dissolution de l'apatite et le taux d'incorporation du calcium dans les argiles précipitées, induisant la modification des flux de calcium exportés par les eaux de sources. Par contre, ces perturbations de surface impactent peu les vitesses de dissolution des minéraux primaires silicatés, ce qui explique la stabilité des flux de sodium et de silice dissous pour ces sources.