Un chercheur de l'EOST participe à la découverte d'un "chaînon manquant"

18 septembre 2012

Une équipe de recherche internationale a mis au jour le crâne du plus ancien Homme moderne asiatique connu. Publiée la semaine du 20 août 2012 dans la revue PNAS, cette découverte confirme l’ancienneté de la présence de l’Homme moderne en Asie au-delà de 50 000 ans. Le fossile original sera présenté à Paris fin septembre lors d’une conférence de presse au Muséum national d’Histoire naturelle.

Philippe Duringer, enseignant-chercheur à l'IPGS, est à l'origine de la découverte au Laos en 2008, de la grotte dans laquelle le crâne a été trouvé. Grâce à des échantillons carbonisés prélevés sur place et analysés près d'un an plus tard, la datation révèle l'ancienneté des traces et incite les scientifiques à reprendre les recherches.

Dans l'équipe les deux Strasbourgeois Philippe Duringer, bien sûr, et Jean-Luc Ponche, du LMSPC, assurent le volet géologique de la mission.

Très rapidement, des fragments de crâne sont découverts. Une longue et minutieuse analyse révélera que Jacqueline (c'est le nom qu'ils ont donné à la jeune femme dont le crâne a été découvert) est vieille d'environ 63000 ans, ce qui en fait le plus ancien Homme moderne d'Asie découvert ce jour.

Cette découverte a fait l'objet d'un article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 15 sept. : "la révélation du crâne".

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