La science en train de se faire en Antarctique : l'EOST partenaire d'une opération originale

12 novembre 2015

La Maison pour la science en Alsace et son homologue bretonne (1) ont lancé un projet qui vise à encourager des pratiques enseignantes innovantes prenant appui sur la recherche scientifique dans toutes ses dimensions concrètes, sociales, humaines, logistiques, au-delà de la démarche scientifique en elle-même. Les objectifs de ce projet sont, notamment, de faire connaître la science vivante telle qu’elle se pratique sur le terrain et de faire participer les enseignants en direct à des aspects concrets et  méconnus de la recherche.

Pour les élèves auxquels ce projet bénéficiera en définitive, il est question de leur faire comprendre comment résoudre un problème scientifique en adoptant une démarche rationnelle, un travail collectif, et en soulignant le rôle et importance des différents métiers de la recherche sur le terrain.

Installation d'un dispositif

Image : Installation d'un prototype de station sismologique autonome sur le haut-plateau antarctique, près de la station sismologique de Concordia.

Concrètement, il s'agit de faire découvrir la recherche scientifique en Antarctique. A la croisée des mondes et des disciplines, la Maison pour la science va missionner une enseignante pour un voyage d'exploration scientifique en milieu extrême. Elle embarquera dans un an environ, accompagnant la mission de la mission REVOLTA ("Radiations EVOLutives en Terre Adélie" de l'Institut Polaire Français (Institut Paul-Emile Victor) et du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Dans ses valises, des projets pédagogiques de professeurs pour exploiter des données de terrain avec les élèves. C'est une odyssée riche et longue qui s'annonce, et qui démarre avec cette rencontre grand public avec les équipes scientifiques partenaires, familières des terres australes.

L'EOST, qui gère plusieurs observatoires basés en Antarctique, est partenaire du projet aux côté de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC), de l'Institut polaire français (IPEV), du Muséum national d'histoire naturelle de Paris (MNHN) et du Jardin des Sciences (JdS). Son rôle est avant tout celui d'expert scientifique dans le domaine de la sismologie et du magnétisme, potentiellement choisis par les enseignants comme sujet de projets pédagogiques, et comme expert des missions en Antarctique. Elle participera le 12 novembre à la soirée de lancement. Cette soirée est ouverte à tous.

Venez nous rejoindre le 12 novembre de 17h45 à 19h45 pour partager ce grand moment !

En savoir plus sur le projet et le programme de la soirée

(1) Les maisons pour le science proposent des actions de formation innovantes en science pour les enseignants de l’élémentaire et du collège qui sont co-construites par des chercheurs et des formateurs pédagogues.

 

Vignette : Abri variomètre de l'observatoire magnétique de DômeC/Concordia - Avant même de travailler à l'intérieur des abris de l'observatoire, il faut dégager l'accès pour ne pas faire entrer trop de neige à l'intérieur - Crédits : EOST, J.D. Bernard