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L'école et Observatoire des Sciences de la Terre (EOST) est l'une des 38 composantes de l'Université de Strasbourg. 85 chercheurs et enseignants-chercheurs et 65 personnels techniques et administratifs ont en charge la formation, la recherche et les observatoires en sciences de la Terre. Leurs activités sont principalement réparties dans deux bâtiments du campus central de l'université.
L'EOST assure la formation de :
Les chercheurs et enseignants-chercheurs de l'EOST mènent leur recherche au sein de deux laboratoires rattachés à l'Université de Strasbourg et au CNRS : l'Institut de Physique du Globe de Strasbourg (IPGS) et le Laboratoire d'Hydrologie et Géochimie de Strasbourg (LHYGES). L'EOST porte également le LabEx "G-eau-thermie profonde".
En tant qu'Observatoire des Sciences de l'Univers, l'EOST est pilote ou partenaire actif de dix services d'observation labellisés par l'Institut National des Sciences de l'Univers (INSU). La mission de ces services est d'observer sur le long terme les phénomènes naturels et de diffuser les données recueillies à la communauté scientifique.
Héritier d'une longue tradition, l'EOST est riche de deux musées et deux bibliothèques.
Chaque fois qu’un séisme catastrophique se produit, une question fondamentale revient systématiquement : la prédiction d’une telle catastrophe était-elle possible?
Précisons d’emblée en matière de séisme ce qu’il faut entendre par prédiction. Prédire un séisme revient à annoncer, avant qu’il ne se produise, sa localisation et sa date et à donner une estimation de la force de l’événement. Même si des recherches sont activement menées dans ce domaine, même si des « signaux précurseurs » existent de façon incontestable dans certains cas, l’état actuel des connaissances ne permet pas de prédire la date, le lieu et la force des séismes. Il faut ajouter que même s’il était possible de faire une telle prédiction, l’impact du séisme en terme de dommages et de victimes dépend de bien d’autres facteurs : profondeur du séisme, proximité d’un centre urbain, nature des sols, vulnérabilité sismique du bâti, heure de la journée…
Les signaux précurseurs aux séismes existent mais ils ne sont ni systématiques ni identiques d’un séisme à l’autre. Ainsi on observe parfois de petits séismes précurseurs, des mouvements lents anormaux du sol, des signaux relatifs à l’hydrogéochimie, aux émissions de gaz, à l’électromagnétisme... Cette liste n’est pas exhaustive. Nous sommes cependant très loin de savoir interpréter ces signaux. En outre, recueillir de tels signaux impliquerait de mettre en œuvre des actions de surveillance avec une instrumentation ad hoc de toutes les failles connues où des séismes peuvent se produire, ce qui poserait bien d’autres questions et irait très au-delà des moyens que la société serait prête à y consacrer.
Si la prédiction des séismes, au sens défini plus haut, restera longtemps encore au stade de balbutiements, l’identification de la plupart des zones à fort risque sismique à l'échelle du siècle ou du millénaire, et ainsi la mise en œuvre de mesures de prévention pour y réduire ce risque (renforcements des bâtiments existants, constructions parasismiques, éducation, alerte rapide …), sont par contre possibles grâce aux grands progrès scientifiques accomplis au cours des dernières années.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier complet sur le risque sismique.
A lire également : à titre personnel, certaines personnes de l'EOST ont signé un message de soutien à nos collègues italiens.